Le chantier de déconstruction de l’ancienne centrale électrique des Awirs (Flémalle) est lancé. Objectif : revaloriser 95% des 13.000m³ de matériaux inertes qui composent les installations, grâce à une déconstruction sélective.

Mise à l’arrêt en août 2020, l’impressionnante centrale électrique des Awirs, qui domine la région liégeoise avec ses 3 cheminées emblématiques (hautes de 150 mètres), va progressivement disparaître du paysage. Les équipes de notre pôle déconstruction ont entamé le chantier le 1er avril 2021. Le 29 décembre 2023, l’ensemble du site devra être totalement mis à nu.

Au total, ce sont 13.000³ de matériaux inertes (essentiellement des bétons et de l’acier) qui devront être déconstruits. L’objectif : revaloriser 95% de ceux-ci (soit 5% de plus que la moyenne habituelle !) afin de leur offrir une nouvelle vie. Les 5% restants (essentiellement de l’amiante et des résidus de fuel lourds) seront évacués via des filières de traitement spécialisé.

Engie Electrabel veut assumer le passé de ses activités industrielles. Wanty est fier de participer à ce double défi d’envergure : déconstruction et revalorisation. L’expérience acquise par notre groupe lors des 9 chantiers précédents de déconstruction de centrales électriques sera capitale. « Lorsque les opérations de désamiantage seront terminées (elles s’étaleront sur 9 mois), on s’attaquera aux structures des différents bâtiments, » détaille Christophe Lemaître, responsable de notre pôle déconstruction. « Nous irons des structures les plus basses, vers les plus hautes afin de libérer progressivement les 3 chaudières. »

La moins grande, qui culmine tout de même à 35 mètres, sera déconstruire via différentes opérations de cisaillage et d’oxycoupage. Les deux plus grandes seront dynamitées.

Une attention renforcée à la sécurité

Les opérations seront conséquentes. Différentes mesures sont mises en place afin de réduire les nuisances auprès des riverains et de garantir la sécurité de nos travailleurs. « Les murs périphériques de la centrale seront maintenus au maximum afin d’isoler le chantier, » confirme Rebecca Van Brabant, contre conseillère en prévention qui sera en charge de la sécurité sur ce chantier. « Lors des différentes phases d’abatage et de dynamitage, des canons à haut seront également utilisés afin de rabattre directement les poussières au sol. » C’est une première : nos travailleurs seront également équipés de capteurs lors des phases les plus sensibles. Ces capteurs analyseront en direct les différentes poussières et particules dans l’air. Si celles-ci sont nocives, ils seront directement prévenus et pourront donc prendre les mesures nécessaires afin de se protéger.

La centrale des Awirs produisait de l’électricité pour l’équivalent de 160.000 ménages (670 Mégawatts). Elle devrait être remplacée par une centrale TGV (gaz-vapeur) de dernière génération.